Bonnes résolutions
Arrêter
de fumer? Faites-vous aider
Vous avez profité du nouvel an pour prendre une
bonne résolution: en finir avec la cigarette. Bravo! Mais il faudra tenir
le coup. La cigarette est une drogue dont il est difficile de se libérer.
Ne compter que sur sa volonté, c'est beau; mais c'est souvent inefficace.
L'échec est souvent au rendez-vous.
Heureusement, les fumeurs peuvent trouver des conseils efficaces et un soutien
auprès des médecins et des pharmaciens. Il existe aujourd'hui
une panoplie de moyens destinés à aider les fumeurs à se
débarrasser de leur dépendance au tabac: plans de soutien psychologique,
produits de substitution contenant de la nicotine, médicaments. Il ne
s'agit pas de produits miracles, mais ils peuvent apporter aux fumeurs un fameux
coup de pouce pour passer ce cap difficile qu'est le sevrage et pour rester
un non-fumeur à long terme.
De la nicotine pour aider à s'arrêter
L'apparition des substituts nicotiniques a permis au fumeur de multiplier ses
chances d'abandonner définitivement le tabac. Des études ont montré
que, quand ils ne peuvent compter que sur leur seule volonté, 97% des
fumeurs rechutent dans les six mois. Ce n'est plus le cas lorsque la tentative
est soutenue par des produits contenant de la nicotine: dans ce cas, la réussite
est au rendez-vous dans 15 à 20% des cas, ou même plus. Ce n'est
pas rien!
Comment fonctionnent ces substituts? Ils visent à faire absorber par
le fumeur qui décide d'arrêter une dose de nicotine qui lui permet
d'éviter ou de réduire fortement les symptômes de manque
(envie irrésistible de fumer, nervosité, maux de tête...)
liés au sevrage.
Cette nicotine peut être administrée grâce à une sorte
de timbre, un patch qu'on colle sur la peau et qui libère de la nicotine
au fil des heures; celle-ci passe dans le sang à travers la peau.
La nicotine peut aussi être ingérée en mâchant des
chewing-gums imprégnés de cette substance.
Rituels
Depuis un an, on trouve aussi en pharmacie des micro-tablettes contenant de
la nicotine: on les place sous la langue, où elles libèrent progressivement
la substance. Une méthode très discrète pour se libérer
du tabac sans rien changer à ses habitudes sociales. C'est moins voyant
qu'un chewing-gum et cela permet en même temps d'établir un rituel
(puiser une tablette dans la boîte et la porter à sa bouche) qui
remplace provisoirement celui du fumeur piochant dans son paquet de cigarettes.
Une autre façon de compenser ce rituel du geste main-bouche est d'avoir
recours à un inhalateur: comme s'il tenait une cigarette, le fumeur porte
l'inhalateur à la bouche et aspire de l'air chargé en nicotine.
Comme le fait de fumer entraîne aussi une dépendance psychologique,
des méthodes complémentaires accompagnent la prise de nicotine.
C'est ainsi qu'il existe des programmes de soutien personnalisé fondés
sur des contacts réguliers avec son pharmacien pendant dix semaines.
Enfin, il existe aussi un médicament qui est disponible aux Etats-Unis
depuis 1997, où il s'est montré efficace pour soutenir le sevrage
tabagique. C'était à l'origine un produit antidépresseur,
qui agit donc sur le psychisme du fumeur. Or on sait que le tabagisme a aussi
une dimension psychologique. Il s'agit d'un traitement de sept semaines, administré
à un dosage particulier adapté au sevrage tabagique. Ce médicament,
distribué en Belgique depuis septembre 2000, doit toutefois être
prescrit par un médecin.
On le voit, on dispose aujourd'hui de plusieurs moyens pour aider les fumeurs.
Ils permettent une certaine souplesse et une adaptation aux particularités
de chaque fumeur.
Vrai ou faux?